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Voir les 17 commentaires. Psycho - Par Sabah Babelmin Nousra: Nous nous sommes mariés il y a un an et demi et nous avons eu un Nous contacter Régie publicitaire Mentions légales Soumettre un article. Mots-clés de la semaine. Asie Aïd al-Adha Aïd el-Kébir Europe femmes France Hajj histoire interreligieux islam islamophobie justice monde mosquées musulmans politique Proche et Moyen-Orient racisme religions société.

Point de place à l'hésitation et à l'attente. L'heure est à l'enseignement. Car mai 45 portait bien plus que des événements douloureux et bien plus que des massacres odieux, car cette génération qui est la notre et qui a pleinement vécu les faits, a réalisé alors que la situation de l'Algérie, la vie de ses enfants ainsi que sa conjoncture politique ne seront plus jamais comme avant. Et la lutte prendra d'autres dimensions. Le message des martyrs fut clair Le citoyen algérien n'avait alors plus à gémir de douleur, ni à se nourrir des larmes des orphelins, des veuves et des mères éplorées, mais il devait aspirer à un avenir rayonnant, décidé et déterminé, et se préparer à la souffrance et au sacrifice corps et âme, mais aussi à prendre son mal en patience et à s'armer de courage car ayant pris conscience que la liberté est à la portée du souverain, mais seulement à ce prix.

A la mémoire de tous ces martyrs,- les martyrs de mai notamment et de tous les martyrs d'Algérie, je m'incline avec respect et humilité. Aux uns et autres, j'exprime toute ma gratitude pour ce qu'ils ont accompli et réalisé comme valeurs et idéaux qui ont été un guide, une conscience et notre porte voix face à un ennemi féroce, un antagoniste tenace et un tueur odieux.

C'est là un moment fort et les mots nous manquent pour exprimer les sentiments que nous éprouvons envers ces âmes pures dont le sang s'est répandu sur notre bonne terre. En effet, je ne trouve pas les mots pour exprimer toute l'affection et la gratitude.

Le poète avait raison qui a dit: Que dieu accorde sa miséricorde aux martyrs, qu'il protège ce qu'il nous ont légué. Que le salut de Dieu soit sur vous.

British Airways 30 vols quotidiens depuis Roissy avait décidé le 25 avril de fermer ses comptoirs et de ne plus cotoyer Air-Algérie 3 vols quotidiens depuis Roissy pour des "raisons de sécurité", alors que la direction des aéroports de Paris considère que les conditions de sécurité sont "satisfaisantes" tant pour les Britanniques que pour les Algériens.

De source "aéroportuaire bien informée", selon l'AFP, on affirme que l'action britannique a des "racines commerciales".

On rappelle également que seuls 13 des 30 vols quotidiens de British Airways se situent pendant la "plage horaire" des vols d'Air Algérie. British Airways et l'Association des compagnies aériennes de Roissy-Charles de Gaulle ont introduit une action en justice pour obtenir la "suspension provisoire" de la décision française d'affecter un emplacement à Roissy à la compagnie Air Algérie, et l'installation de la compagnie algérienne en "zone de haute sécurité" en raison de "risques créés à leurs passagers par le manque de sécurité" induit par la proximité de l'embarquement algérien.

Le tribunal administratif de Versailles auprès de qui l'action a été introduite s'est déclaré le 29 avril "incompétent territorialement" et a renvoyé la requête britannique devant le Conseil d'Etat -la plus haute instance administrative française. British Airways a "regretté" cette décision et déclaré vouloir "poursuivre son action".

La compagnie britannique a annoncé qu'elle envisageait de transférer tous ses services de l'aéroport de Roissy à celui d'Orly. En attendant, la compagnie britannique ferme ses comptoirs d'enregistrement et de billetterie pendant les heures d'enregistrement des vols d'Air Algérie. Air Algérie a dénoncé la démarche "politique" et l'"ostracisme" de British Airways, qu'elle accuse de prendre les Algériens pour des "lépreux": Le ministère français des Transports a pour sa part estimé que "toutes les mesures nécessaires ont été prises pour assurer la sécurité des vols d'Air Algérie et des compagnies aériennes partageant le même terminal", et les autorités françaises rappellent que les vols d'Air Algérie à Londres ne bénéficient pas de mesures de sécurité particulières.

Le Premier ministre algérien Ahmed Ouyahia et le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères ont rappelé quant à eux que les Avions d'Air Algérie se posent trois fois par semaine à Londres. Le ministre algérien des Affaires étrangères Ahmed Attaf a exprimé le 30 avril son "étonnement" à l'Ambassadeur britannique à Alger, au sujet de la position de British Airways que le ministre algérien a qualifiée de "ni fondée, ni motivée".

British Airways a reçu le 30 avril le soutien inattendu du syndicat chrétien français de l'aviation civile CFTC , qui a affirmé que les règles de sûreté et de sécurité n'étaient pas "appliquées avec la rigueur nécessaire" pour le traitement d'Air Algérie à Roissy, et que "la vie des passagers, des employés de cette compagnie, des compagnies voisines et des personnels aéroportuaires" était menacée.

Le 1er mai, British Airways s'est interrogée sur les "motivations" des autorités françaises, que la compagnie britannique accuse de s'opposer à toutes les mesures que la compagnie britannique veut prendre "pour assurer la sécurité de ses passagers.

Le président du tribunal a estimé que British Airways n'avait pas prouvé qu'elle pouvait subir des conséquences irréversibles du fait de cette décision. Le même jour, le gouvernement français a confirmé le maintien d'Air Algérie à l'emplacement contesté par British Airways et a réaffirmé que "toutes les mesures appropriées" avaient été prises pour y assurer la sécurité "pour l'ensemble des usagers" de l'aéroport. Cet accord permet à la compagnie d'enregistrer ses passagers dans des locaux provisoires au terminal de l'aéroport de Roissy, et met fin au conflit qui opposait British Airways aux autorités françaises depuis la réouverture des lignes régulières d'Air Algérie vers et de Paris: La France n'est plus responsable de ce qui meurtrit l'Algérie aujourd'hui.

Au plan officiel, le gouvernement français est contraint dans son expression. Prendrait-il des initiatives qu'elles ne seraient pas reçues, nous le savons. Nous devons pourtant répéter C'est de la société française elle-même que doivent venir, avec plus de force, des gestes et des signes.

Le Parti socialiste, les autres formations politiques, les associations, les universités, les intellectuels, doivent nouer plus de liens, pratiquer un dialogue plus intense et étroit avec les forces démocratiques de la société algérienne. Notre politique d'asile politique, d'accueil de ceux qui sont menacés, doit prendre en compte le malheur qui frappe nos voisins. C'est ce que permettra la législation nouvelle préparée par le gouvernement.

Ceux qui se battent pour la liberté et la démocratie ne doivent pas se sentir isolés; ne jamais les abandonner, c'est la vocation et le devoir de la France. Le 29 septembre, Lionel Jospin a précisé à la télévision sa position à propos de la crise algérienne, en déclarant que si "nous voyons bien une terreur affreuse, une violence scandaleuse qui se développe contre les populations, il est extrêmement difficile d'identifier ce qui se passe".

Pour le Premier ministre français, on ne se retrouve pas en Algérie comme "au moment du Chili de Pinochet" dans une situation "où des démocrates lutteraient contre un pouvoir dictatorial", mais dans une situation où "une opposition fanatique et violente lutte contre un pouvoir qui lui-même utilise d'une certaine façon la violence et la force de l'Etat". Lionel Jospin a considéré que les responsables français se devaient d'être "assez prudents", mais a lancé un appel à la "solidarité" et à l'assouplissement "pour tous ceux qui craignent pour leur vie en Algérie" de la politique française des visas.

Les réactions de la presse algéroise du 1er octobre aux déclarations de Lionel Jospin ont été généralement défavorables, "El Moudjahid" dénonçant "Jospin la gaffe", à qui "El Watan" reproche de ne pas savoir ou ne pas vouloir savoir "qui tue" en Algérie.

En France, le leader de l'opposition de droite, le gaulliste Philippe Séguin, a déclaré le 30 septembre qu'il n'était pas "équitable de renvoyer dos-à-dos les terroristes et le gouvernement algérien", alors que le Parti socialiste exprimait sa "satisfaction" après les propos du Premier ministre, et rappelé son souhait de "porter le problème algérien au plan international".

L'avis de la Commission exprime une double dénonciation de l'"opposition fanatique" des islamistes armés et de la "violence de l'Etat". La Commission met en cause à la fois les "atrocités" commises par les premiers, et les "violations graves et massives de droits de l'Homme" dont se rend également coupable, selon elle, le pouvoir en place.

Un paragraphe décrivant la population civile comme étant "prise en otage" par ces deux violences, et un autre invitant les autorités algériennes à mettre fin aux "exécutions extrajudiciaires, aux "disparitions", aux assassinats politiques, à la torture et aux mauvais traitement", ont été retirée du texte final.

Celui-ci contient cependant deux demandes au gouvernement français, l'une de soutenir les démarches des organisations internationales rattachées aux Nations Unies et qui souhaitent pouvoir enquêter sur place, l'autre de demander à ses partenaires de l'Union européenne d'envoyer des observateurs aux procès qui ont lieu en Algérie. La Commission propose en outre au gouvernement français de subordonner la "conclusion de tout accord entre l'Union européenne et la République algérienne" à l'obtention de "garanties" sur la question des droits de l'Homme, et de décider un "moratoire" sur les reconduites en Algérie de ressortissants algériens expulsables de France.

Papon est nommé sous-directeur de l'Algérie au ministère de l'Intérieur. Papon est secrétaire général de la préfecture de police. Il sera à ce poste lorsque le préfet Baylot fera tirer, le 14 juillet , sur une manifestation pacifique de nationalistea algériens. Papon retourne à Constantine comme préfet et inspecteur général de l'administration pour la région de l'est algérien Igame. A Constantine fonctionne un centre d'interrogatoire commun à l'armée et à la police, installé dans la "ferme Ameziane".

Papon est préfet de police de Paris. Il interdit meetings, livres, revues, spectacles et manifestations dénonçant la torture en Algérie. Il met en place une force de police auxiliaire composée de harkis, qui pratiquent à Paris les mêmes méthodes de torture qu'en Algérie. Il impose un couvre-feu à la population algérienne. Le 17 octobre , le FLN organise une manifestation contre ce couvre-feu et Papon y répond par une répression massive, brutale et meurtrière: Papon fait saisir la revue de Sartre, "les Temps modernes" qui dénonce un "pogrom".

Le 8 février , ce sont neuf manifestants français qui sont tués lors d'une charge de police métro Charonne, alors qu'ils manifestaient contre l'OAS. Papon restera préfet de police jusqu'en décembre Il "tombera" de cette charge à cause de l'affaire Ben Barka, mais sera en compensation nommé président de Sud Aviation en janvier Elu député en juin et maire de Saint-Amand en mars , il finira ministre du Budget en avril dans le gouvernement de Raymond Barre.

Préfet de Constantine de à , inspecteur général de l'administration dans l'est algérien de à , préfet de police de Paris ensuite, Papon a été un instrument docile et efficace de la "sale guerre" menée par la France officielle contre les Algériens dès , comme il l'avait été du génocide perpétré contre les juifs par les nazis. S'agissant du massacre du 17 octobre Algériens tués à Paris dans la répression d'une manifestation pacifique contre le couvre-feu imposé aux Algériens , Papon a accusé les "activistes du FLN" de s'être "débatassés de dissidents".

A Alger, les anciens combattants de la lutte pour l'indépendance ont organisé le 15 octobre une conférence historique sur les manifestations du 17 octobre Le 17 octobre, précisément, environ personnes se sont rassemblées sur le pont Saint-Michel à Paris pour commémorer le 36 ème anniversaire de ce massacre, et rappeler notamment la responsabilité de Maurice Papon, qualifié par les manifestants de "tueur de juifs et d'Algériens", dans le massacre. Il s'agit d'une "mission d'analyse et de synthèse du contenu des archives de la préfecture de police de Paris et des services qui lui sont rattachés", mission confiée au Conseiller d'Etat Dieudonné Mandelkern.

Cette liste a été établie à partir des registres du Parquet de Paris et confirme une manoeuvre du préfet de police Papon tendant à dissimuler l'ampleur du massacre la thèse officielle affichant un bilan de trois morts. Papon avait obtenu l'ouverture de 27 informations judiciaires pour pouvoir bloquer l'enquête d'une commission parlementaire réclamée par l'opposition. Les 27 informations judiciaires ont toutes abouti à des non-lieux, après quoi l'affaire fut étouffée et Papon put affirmer que les morts étaient des victimes de règlements de comptes entre Algériens.

Y participeront des juristes, des historiens et des représentants des victimes. Organisée par la Fondation du 8 mai et l'Observatoire national des droits de l'Homme ONDH, officiel , cette rencontre aura pour thème la "consultation juridique sur un génocide: Des rescapés et ayant-droit de victimes des massacres d'octobre ont annoncé le 15 novembre à Alger leur décision de poursuivre Maurice Papon en justice pour sa responsabilité directe dans ces massacres et pour crimes contre l'humanité.

La plainte sera déposée auprès du doyen des juges d'instruction de Paris par les avocats algériens et français des parties civiles. Le bilan de la répression, que les rapporteurs ne peuvent préciser du fait de "lacunes sérieuses dans la conservation des archives", serait en tous cas beaucoup plus lourd que le bilan officiel 7 morts , mais inférieur aux centaines de victimes évoquées par le FLN algérien et certains historiquent français.

Le rapport indique que du 17 octobre au 31 décembre , les corps de 88 Nord-africains ont été examinés à l'Institut médico-légal de Paris; la date et les causes du décès de 25 de ces 88 personnes "ne permettent pas d'exclure tout lien avec les manifestations". Quant au nombre des blessés, il est "sans doute très largement supérieur au chiffre de , donné le 31 octobre par le ministre de l'Intérieur.

Selon des témoins, dont des policiers, un vaste ratissage opéré par la police aurait abouti à l'arrestation de plus de 11' personnes les 17 et 18 octobre, et de plus de les 19 et 20 octobre. La police a tiré sur les manifestants et en a passé d'autres à tabac.

Des dizaines de cadavres ont été repêchés dans la Seine. Selon l'historien Jean-Luc Einaudi, les services spéciaux ont en outre jeté des corps à la mer.

Enfin, selon le témoignage du commissaire de police de Puteaux, 30 des 50 "bidoles" distribués aux policiers de ce seul commissariat ont été brisés à force de bastonnade.

Les auteurs du rapports évoquent eux-mêmes les limites de leur enquête: En outre, l'enquête ne prend en compte que l'ancien département de la Seine, et des corps découverts en aval du fleuve pourraient ne pas avoir été répértoriés. Enfin, le rapport cite une note de Maurice Papon, datant du 5 septembre, ordonnant aux "forces de l'ordre" d'abattre "sur place" les "membres des groupes de choc" algériens "surpris en flagrant crime". Le Conseiller d'Etat Mandelkern conclut son rapport en précisant que celui-ci ne renferme pas "les conclusions définitives d'une enquête sur les évènements", conclusions qui devront être tirées par des "historiens, par le rapprochement et l'analyse approfondies de toutes les sources".

Einaudi ait mis en cause sa responsabilité dans la répression sanglante de la manifestation algérienne à Paris le 17 octobre , a affirmé compter sur ce procès qui s'ouvrira le 5 février devant la 17ème Chambre correctionnelle du Tribunal de Grande instance de Paris pour tenter de mesurer la responsabilité de Maurice Papon dans ce que l'écrivain a qualifié dans les colonnes du "Monde" de "massacre perpétré par des forces de police agissant sous les ordres de Maurice Papon".

Papon demande un million de FF de dommages eet intérêts à Einaudi. Papon réclame 1 million de FF de dommages et intérêts à Einaudi, qui l'a accusé d'être responsable du massacre de à manifestants algériens le 17 octobre à Paris. Maurice Papon, défendu par l'avocat d'extrême-droite Jean-Marie Varaut, était absent à l'ouverture du procès, au motif d'une "grippe aigüe", et Jean-Luc Einaudi a explicité seul ses accusations, en soulignant que "la responsabilité de Maurice Papon et totale, personnelle et accablante" dans la répression sanglante d'octobre , commise non SUR les ordres, mais SOUS les ordes de Papon, qui a "impulsé, par ses morts d'ordre", les débordements de la police parisienne.

Papon", a réaffirmé Jean-Luc Einaudi. Maurice Il n'y a certes "aucune preuve qu'un tel massacre ait été ordonné" par Maurice Papon ou qui que ce soit d'autre , mais il s'agit d'un "enchaînement" dans lequel Papon a une responsabilité directe. Papon avait notamment promis lors des obsèques d'un policier tué par le FLN que "pour un coup reçu, nous en porterons dix". Maurice Papon aurait en outre "laissé circuler des rumeurs de policiers blessés par balle" par des manifestants, rumeurs tout à fait infondées mais qui auraient "chauffé à blanc" bon nombre de policiers.

Après la répression, qui a "continué à froid" les jours suivant la manifestation, "on a fermé les yeux sur ce massacre". Et Jean-Luc Einaudi a conclu en dénonçant cette "plaie de notre pays: Six historiens français Charles-Robert Ageron, Claide Liauzu, Madeleine Rebérioux, Annie Rey, Françoise Raison et Pierre Vidal-Naquet ont appelé le 3 février dans les colonnes de "Libération" les pouvoirs publics à faire en sorte de la guerre d'Algérie "réintègre notre mémoire nationale" et cesse de souffrir de "l'amnésie".

Les six historiens regrettent que les prises de position du Président Chirac et du Premier ministre Jospin sur l'antisémitisme de Vichy et les "fusillés pour l'exemple" de n'aient pas été suivies d'"initiatives analogues" à propos de la Guerre d'Algérie, et dénoncent une "amnistie-amnésie" qui "a interdit jusqu'ici toute recherche sérieuse de la vérité dans les archives nationales".

Finalement remis de sa "grippe", Maurice Papon a réfuté le 5 février les accusations d'Einaudi. Reconnaissant que la répression a été "dure", et chiffrant à "une trentaine" le nombre de victimes, Papon les attrribue à des réglements de compte entre le FLN et les autres courants du mouvement national algérien. Papon a en outre affirmé que 11' personnes avaient été emmenées dans des autobus "pour les mettre à l'abri dans des centres de rétention".

Les dires de Maurice Papon ont été partiellement repris par l'ancien Premier ministre gaulliste Pierre Messmer. Maurice Papon qui réclamait un million de FF de dommages et intérêts a été débouté de sa plainte, et Jean-Luc Einaudi relaxé au bénéfice de la bonne foi.

Le tribunal a en outre souligné que le bilan de la répression des manifestations algériennes avait été "largement supérieur à celui du bilan officiel" et que "les forces de l'ordre ont agi avec une extrême violence", et a estimé qu'"un historien ne pouvait pas ne pas poser la question de l'engagement de la responsabilité personnelle du préfet de police". Reuters, Le Monde Selon ce rapport, les autorités gouvernementales françaises étaient informées du caractère meurtrier de cette répression, alors que pendant trente ans la version officielle affirmait un bilan de trois morts.

Le rapport de J. Geronimi fait état d'au moins 48 morts dans la seule nuit du 17 au 18 octobre , sur la seule base des archives judiciaires, évaluation que le rapport considère comme "très vraisemblablement inférieure à la réalité", tout les corps n'ayant probablement pas été retrouvés.

Des données précises avaient été communiquées en octobre et novembre au Premier ministre français de l'époque, Michel Debré, ce qui n'avait en rien altéré le discours officiel. Moins d'une semaine après la manifestion du 17 octobre, le directeur du cabinet du ministre de la Justice adressait au Premier ministre une liste de 64 personnes dont les corps avaient identifiés, dans le seul département de la Seine entre le 1er et le 14 octobre, et suggère, sans l'affirmer explicitement, qu'il s'agit très vraisemblablement de victimes d'"actions policières".

Pour toute l'année , le rapport Geromini fait état de victimes, dont 74 non identifiées. Toutes les enquêtes judiciaires ouvertes sur cette affaire ont été closes par des non-lieux, à l'exception des deux actions en diffamation engagées par le ministère de l'Intérieur contre les journaux qui dénoncèrent les violences policières d'octobre.

Sur commissions rogatoires délivrées par des juges d'instruction après octobre sont restées "inexécutées". L'équipe de chercheurs et de témoins de la Guerre d'Algérie vient de publier, sous l'égide du service historique de l'armée de terre SHAT , une étude d'un millier de pages, annoncée le 4 février par "Le Monde".

Cette étude révèle que des mises en garde contre l'usage de la torture en Algérie ont été lancées dès soit cinq avant avant le déclenchement "officiel" de la Guerre d'Algérie, mais quatre ans après les affrontements de Sétif, qui ont marqué le début du mouvement insurrectionnel de libération. Le plus haut repésentant français en Algérie, le Gouverneur Marcel-Edmond Naegelen, a adressé le 21 octobre une circulaire aux préfets, demandant "de s'abstenir de toute violence superflue et de sévices ultérieurs" et se déclarant "fermement décidé à punir avec la plus extrême rigueur" les fonctionnaires et leurs supérieurs, auteurs ou complices de ces sévices.

Moins de trois ans plus tard, son successeur, le Gouverneur général Roger Léonard, adressait lui aussi une circulaire aux préfets demandant "de ne jamais laisser la bride à des actes de vengeance individuelle ou collective". Ces recommandations, qui témoignent de ce que l'usage de la torture était déjà une réalité, et qu'elle était connue des plus hautes autorités françaises en Algérie et donc très probablement des gouvernements en place , n'ont évidemment pas été suivies d'effets, et la torture a été ensuite pratiquée plus ou moins systématiquement et à plus une moins grande échelle selon les régions, les services de police ou les unités militaires.

Aucune donnée chiffrée crédible n'a jamais été publiée officiellement quant à l'étendue de ces pratiques -ceux qui les dénonçaient étant quant à eux poursuivis sous divers prétextes par les autorités policières, judiciaires ou politiques françaises, qui niaient l'usage de la torture ou l'imputaient à des "défaillances individuelles". En le général Massu, qui avait mené la "Bataille d'Alger" avec sous ses ordres non seulement l'armée, mais également la police et la gendarmerie, avait finalement reconnu avoir usé de la torture ce que tout le monde savait , mais l'avait justifiée comme un "moindre mal" nécessaire pour obtenir des informations afin de prévenir des actes "terroristes".

La juge d'instruction Laurence Le Vert a clôs le 5 février son information ouverte en octobre et ordonné le renvoi devant le Tribunal Correctionnel des principaux acteurs supposés de cette vague d'attentats, qui avait fait neuf morts et blessés. L'information avait été ouverte quelques semaines après que Khaled Kelkal, impliqué dans plusieurs attentats, ait été abattu par la gendarmerie, le 29 septembre , dans la région lyonnaise.

Son compagnon, Karim Moussa, avait été blessé et arrêté. Il fait partie des 24 prévenus, et est en outre accusé de "tetnatives de meurtres sur personnes dépositaires de l'autorité publique". Sont également prévenus, Boualem Bensaïd, accusé d'être le chef opérationnel du réseau islamiste et le coordinateur des commandos de Paris, Lyon et Lille, et Rachid Ramda, détenu à Londres et accusé d'être le financier du réseau et le commanditaire des attentats.

Son extradition n'a pas encore été obtenue par la France. Enfin, celui que la justice française considérait comme le responsables des réseaux islamistes démantelés, Aït Touchent, dit "Tarek", aurait été abattu en mai par les forces de sécurité à Alger. Une enquête a été ouverte par le Procureur de Créteil, qui a cependant estimé qu'"il serait hasardeux pour le moment de faire un lieu entre ces ossements Les journalistes ont été alertés par les dires d'un ancien policier qui a déclaré avoir participé à une "opération spéciale" à Créteil le 18 octobre , consistant à déposer des corps d'Algériens dans un terrain vague.

Selon ces dires, rapportés de façon indirecte, "des camions de la police ont débarqué sur un terrain vague, ou une décharge, de Créteil, un monceau de cadavres d'Algériens tués lors de la manifestation ou juste après".

Les journalistes ont rassemblé des restes humains qui pourraient être ceux de sept personnes. Les corps de nombreux Algériens massacrés le 17 octobre par la police parisienne sous les ordres de Maurice Papon, n'ont jamais été retrouvés.

Le bilan officiel du massacre n'était que de sept morts, celui évoqué par le rapport remis en mai par le Conseiller d'Etat Mandelkern parle de "plusieurs dizaines de morts", certaines évaluations évoquent de à morts. Deux anciens policiers, un prêtre, un ancien responsable du FLN et l'historien et résistant Pierre Vidal-Naquet, ont témoigné de ce que Maurice Papon était parfaitement au courant de la violence de la répression et n'a rien fait pour "arrêter ce massacre", selon les mots d'un ancien policier.

Un prêtre affirme avoir vu "neuf corps d'hommes dans un placard à balais". Pierre Vidal-Naquet a affirmé être prêt à "contresigner" ce que Jean-Luc Einaudi a écrit la phrase incriminée par Papon est: Ali Haroun, ancien responsable de la Fédération de France du FLN, a rappelé que la manifestation algérienne était pacifique et que sur les 11' personnes interpellées par la police, aucune ne détenait d'arme, "pas même un canif". Enfin, la conservatrice des archives judiciaires de Paris a constaté que les victimes du 17 octobre avaient été "en majorité noyées" et portaient des traces de balles, de strangulation ou de mains liées, et que affaires avaient été classées "sans suite" de septembre à décembre Le 12 février, le substitut du procureur a requis une "peine de principe" contre Jean-Luc Einaudi, à qui il a reproché de ne pas s'êtr contenté de dire que la répression du 17 octobre avait été menée "sous la responsabilité" de Maurice Papon, mais "sous ses ordres".

Le substitut Vincent Lesclous reconnaît toutefois à l'historien le droit d'employer le terme de "massacre" et celui de l'attribuer aux "forces de l'ordre", et reconnaît qu'il y a eu "un grand nombre de pauvres morts", mais considère que Maurice Papon n'est "ni le premier, ni le seul responsable" de ce qui s'est passé, et qui est du "à une houle de haine qui a subergé les hommes sur le terrain" sans "malheureusement" qu'il y ait pour cela "besoin ce soit-là ni d'ordres, ni d'instructions".

Le représentant du Ministère public rend responsable du massacre "les meurtriers, ceux qui ont vu jaillir le sang sous leurs coups" mais aussi les cadres intermédiaires de la police "qui étaient sur les lieux, n'ont pas arrêté les tueurs, pas dénoncé leurs actes". Cette reconnaissance quasi-officielle, sinon d'un massacre, du moins de la légitimité de formuler l'hypothèse d'un massacre, tranche évidemment avec le plaidoyer de l'avocat de Maurice Papon, qui a réfuté l'idée d'un massacre "on l'aurait su" et justifié la répression par la nécessité de "démanteler le FLN" et de "libérer Paris de la peur à un prix lourd, mais peut-être nécessaire".

Quant à l'avocat de Jean-Luc Einaudi, il a insisté sur la "responsabilité" de Maurice Papon qu'il a au passage qualifié de "menteur, bluffeur et négationniste" dans la répression, car "un préfet, c'est le chef Ces policiers républicains révélaient ou confirmaient que des Algériens étaient "systématiquement brutalisés" dans les commissariats, certains "aspergés d'essence et brûlés par morceau", d'autres livrés à d'"horribles tortures".

Les enquêteurs ont effectivement retrouvé sur place des débris d'ossements humaine et n'excluent aucune hypothèse quant à leur origine.

Les ossements et les débrus découverts dans le terrain vague ont été envoyée à l'Institut médico-légal de Paris pour analyse. Une source judiciaire a suggéré que les ossements découverts pouvaient provenir d'un cimetière, le terrain vague où ils ont été découverts n'existant pas avant , et ayant été créé en comblant des bassins de rétention d'eaux usées avec de la terre provenant d'un cimetière parisien.

Lors de l'audience, Brigitte Laine avait relevé que dossiers d'instruction concernant personnes avaient été ouverts de septembre à décembre Pour l'administration, il s'agit d'un manquement au devoir de réserve. Pour Jean-Luc Einaudi, il s'agit d'un "acte de courage civique", face auquel les menaces de sanction frappant la conservatrice que la Ville de Paris menace de suspendre sont "une opération dérisoire et lamentable visant à maintenir le couvercle sur cette remontrée de vérité historique", d'autant que Brigitte Laine n'a pas communiqué de dossiers ou d'archives à la barre.

Le MRAP Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples a lancé le 25 février une pétition en faveur de Brigitte Laîné et de son collègue Philippe Grand, objet tous deux d'une procédure disciplinaire et de menaces de suspension.

Ce chiffre, en deçà des espérances des organisateurs, fait néanmoins de cette manifestation la mobilisation la plus large et la plus unitaire réalisée en France à propos de l'Algérie depuis 35 ans.

De nombreux artistes et intellectuels français se sont joints à cette journée, à l'image d'Isabelle Adjani qui dans "Le Figaro" interpelle le gouvernement français: Vous, les membres du gouvernement, qui avez été choisis pour mener des actions politiques, nous vous demandons de faire votre travail, tout de suite, pour en finir avec cette barbarie envers des êtres sans défense". Robert Ménard, président de Reports sans frontières, s'est interrogé sur les responsabilités du pouvoir: Ce ne sont pas seulement les islamistes qui tuent".

Les manifestations françaises de solidarité avec l'Algérie du 10 novembre ont suscité cependant cette réaction désabusée de Salima Ghezali, rédacrice en chef de "La Nation", qui déclare dans le "Nouveau Quotidien" de Lausanne: Ce qui leur importe, c'est qu'on soit laïque et féministe à souhait.

Si les rencontres d'aujourd'hui font évoluer un peu cette perception, pourquoi pas? Le gouvernement français a exprimé le 10 novembre son soutien aux manifestations d'"un jour pour l'Algérie". Ces manifestations apportent "le témoignage opportun de la solidarité de la société française" avec la société algérienne, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Anne Gazeau-Secret, qui a ajouté, sans se prononcer explicitement sur la proposition de créer une commission d'enquête en Algérie, "qu'à l'évidence, la communauté internationale a besoin de savoir ce qui se passe" dans ce pays et a plaidé pour une "information transparente, ce qui suppose le libre exercice par la presse, y compris étrangère, de son métier" en Algérie.

La porte-parole du gouvernement et ministre de la Culture Catherine Trautmann a qualifié les manifestations d'"initiative très forte" traduisant "l'émotion et la solidarité des Français à l'égard du peuple algérien".

Par ailleurs, la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale française, présidée par le socialiste Jack Lang, a lancé des auditions de représentants des organisations de droits de l'Homme sur la situation de l'Algérie. La télévision d'Etat et les radios publiques ont fait l'impasse sur l'évènement, dont la presse écrite a pour sa part rendu compte avec beaucoup de prudence. La presse gouvernementale a dénoncé "les campagnes médiatiques arabo-européennes" "El Moudjahid". Constatant que "chaque jour, d'Algérie, les informations font état d'assassinats, d'attentats, de massacres", la Cimade, la Fondation France-Libertés, le Comité catholique contre la faim et pour le développement CCFD et l'Action des chrétiens pour l'abolition de la torture ACAT réclament un "moratoire" des expulsions et des reconduites à la frontière: On ne renvoie personne contre son gré dans un pays ravagé par la violence, quel que soit le motif".

Plus précisément, Lionel Jospin a affirmé que la France entendait rester une terre de refuge et d'asile et annoncé que son gouvernement allait élargir sa politique d'octroi de visas à des ressortissants algériens et à rouvrir des consulats de France en Algérie.

Une autre délégation patronale française suivra au début du mois de mai, à l'initiative de la Chambre française de commerce en Algérie. Le développement du commerce entre les deux pays serait actuellement freiné par le niveau élevé des primes d'assurances exigées par l'organisme public français d'assurance-crédit, la COFACE, qui classe l'Algérie dans la catégorie des pays à "risque maximum".

Les autorités algériennes réclament d'être mieux ou moins mal notées par la COFACE, demande soutenue par le ministère français des Affaires étrangères mais semble-t-il combattue par celui des Finances -autorité de tutelle de la COFACE, et de paiement des éventuels sinistres financiers. L'Algérie est également demandeuse d'investissements directs, alors que les entreprises françaises présentes en Algérie sont rares sauf dans le secteur pétrolier, celui des médicaments et le secteur bancaire.

Pour le ministre, la COFACE devrait "réviser ses règles dans le sens d'une redynamisation de la coopération", le marché algérien recelant "de réelles opportunités que les entreprises françaises doivent exploiter". Il a salué l'"énorme effort" de restructuration "en profondeur de l'économie" et a affirmé que l'Algérie répondait "à tous les critères" pour l'investissement international, ajoutant qu'"il n'y a pas de pays à deux heures d'avion de Paris qui offre autant d'opportunités et de possibilités que l'Algérie".

D'autres membres de la délégation patronale française ont abondé dans ce sens, notamment la banquière Gilberte Beaux. François Perigot a confirmé la tenue en juin prochain à Paris de deux journés d'études sur l'Algérie, en présence de représentants des milieux économiques français et algériens.

Le président du CNPF-International a souligné l'urgence d'un changement dans l'appréciation du "risque Algérie" par l'organisme public français d'assurance pour les investissements extérieurs, la COFACE, et a demandé qu'il soit mis fin aux difficultés d'obtention de visas français pour les opérateurs économiques algériens.

Jack Lang, a démenté le 6 avril les propos que lui prêtaient le 4 avril le journal algérien "Saout el Ahrar", l'agence officielle APS et l'agence Reuter: En France, ces manifestations, intitulées "Lumières pour l'Algérie", appelaient à une "prise de conscience" de la communauté internationale, dénonçaient "les massacres barbares insupportables perpétrés par les terroristes, les racketteurs, les intégristes et notamment les GIA" et adressaient cinq requêtes au gouvernement algérien: Les manifestants demandaient également aux gouvernements européens de faciliter la délivrance de visas et de cartes d'asile territorial "pour ceux des Algériens qui le demande", de suspendre les mesures d'expulsion de personnes en danger et de "mettre en oeuvre un grand mouvement d'échange et d'aide en France et en Europe" avec l'Algérie.

En revanche, la demande de création d'une commission d'enquête internationale sur les massacres, réclamés par les organisations internationales de défense des droits de l'Homme et plusieurs partis algériens d'opposition, ne figuraient pas dans l'appel à manifester, du fait des divergences à ce sujet entre les organisateurs.

Tous ont été scolarisés en France, où la plupart sont nés. Tous sont mariés ou vivent en couple avec des Françaises. Tous ont des enfants. Tous ont 30 à 40 ans. Condamnés en France pour des délits qu'ils y ont commis, et ayant purgé leurs peines, ils demandent l'abrogation de la "double peine" l'ajout de l'expulsion à la peine de prison et souhaitent pouvoir bénéficier d'une disposition de l'ordonnance de qui interdit l'expulsion des étrangers résidant en France depuis plus de 15 ans ou depuis l'âge de 6 ans, ou qui sont parent d'un enfant français, ou mariés depuis plus d'un an avec un e Française.

Soutenus par la CIMADE, ils reprennent un mouvement qui avait abouti à une première grève de la faim en décembre , interrompue sur la promesse d'une réouverture des dossiers -promesse non tenue.

L'un d'eux, épuisé par la grève de la faim, a été hospitalisé le 30 avril. Les jALB estiment à plus de 20' le nombre des personnes en situation de "double peine" en France. Les manifestants se sont heurtés aux forces de police, qui les ont empêché de dresser une tente sur l'esplanade des Invalides.

Le collectif demande au gouvernement français de prendre "enfin les mesures qui permettront à la communauté harkie, partie intégrante de la communauté nationale, de s'y intégrer socialement" et souhaite organiser une fois par semaine des manifestations de 36 minutes, pour symboliser les "36 années d'oubli" des harkis.

Dans un premier temps, la commission avait refusé l'asile politique au requérant, mais cette décision avait été annulée par le Conseil d'Etat.

Dans un communiqué annonçant sa décision, la Commission relève que "l'intéressé avait été exposé dans son pays à des menaces et des sévices du fait de proches appartenant aux milieux islamistes fondamentalistes" et a été "victimes de violences sexuelles dans les services de police auxquels il s'est adressé".

Le ministère de la Culture et de la communication a indiqué à BHL au début du mois de mai que l'autorisation de tournage qu'il avait obtenu le 4 avril pour un film intitulé "Pour l'Algérie" retraçant l'itinéraire d'un islamiste armé, était annulée. Aucun motif n'a été donné à cette annulation. Plusieurs membres de l'équipe s'étaient auparavant vu refuser un visa pour l'Algérie. Bernard-Henri Lévy émet l'hypothèse que certaines franges du pouvoir "préfèrent passer pour des assassins que pour des incompétents".

Le MRAP rappelle que "c'est en France qu'est enracinée leur vie privée et familiale" et qu'"il n'est ni exact ni juste de ne voir en eux que de simples "étrangers". Le Mrap demande donc que "des solutions justes et durables" soient trouvées pour résoudre le problème de la "double peine", et demande "la régularisation immédiate et définitive des grévistes de la faim de Lyon" et l'organisation "rapide d'une table-ronde sur les moyens d'en finir avec la "double peine".

Tous les prévenus sont algériens ou d'origine algérienne et comparaissent libres à l'exception de deux d'entre eux sous l'inculpation de "participation à une association de malfaiteurs terroristes". Ils nient toute appartenance à un mouvement islamiste violent, l'accusation ne leur impute aucune action terroriste, aucune arme n'a été retrouvée sur eux ou chez eux.

Ils ont été arrêtés entre et dans les régions parisienne et lyonnaise. Le principal accusé est un Algérien de 29 ans, Djamel Tehari. Les trois personnes interpellées, dont les noms étaient apparus lors de l'enquête suivant les arrestations du 26 mai, ont été placées en garde à vue et inculpées le 5 juin d'"association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste". Ils auraient été en contact avec des personnes soupçonnées d'avoir entrepris la constitution d'un réseau de soutien logistique aux GIA de Hassan Hattab, et l'un des trois inculpés aurait été "sollicité" pour participer à un projet d'attentat contre le Recteur de la Mosquée de Paris.

Succédant à la tête de la Mosquée à deux diplomates algériens Cheikh Abbas et Tedjini Haddam , Danil Boubakeur, de nationalité française et lui-même fils d'un Recteur de la Mosquée, "n'a jamais été en mesure de rompre le lien ombilical avec l'Algérie, à qui son père, en , avait cédé le contrôle de la Mosquée", écrit Henri Tincq dans "Le Monde". Des "fonctionnaires" de la Mosquée et une cinquantaine d'imams rattachés à elle et exerçant dans toute la France sont toujours "détachés" à son service par le gouvernement algérien, qui participe pour moitié à son financement.

Les tentatives d'organisation de la communauté musulmane française par la mosquée de la capitale ou son Recteur s'en sont trouvées fragilisées: Arrêtés en et à Paris, ils sont accusés de trafic d'armes et de faux documents. Ils comparaissaient libres, à deux exceptions près. Aucune action terroriste ne leur est imputée, et aucune arme n'a été retrouvée en leur possession.

La peine la plus forte 5 ans de prison a été requise contre Djamel Tehari, qui nie les faits qui lui sont reprochés achat d'armes et de matériels de guerre. Neuf suspects ont été arrêtés en région parisienne et en province. Ils seraient en relation avec un islamiste arrêté le 26 mai à Cologne Allemagne lors de la grande opération policière européenne, Omar Saïki. Deux des personnes arrêtées, Mourad Mahdani et Tahir Othmani, de nationalité algérienne, ont été mises en examen et écrouées le 12 juin à Paris pour leur participation supposée à une association de malfaiteurs terroristes et recel de faux documents administratifs.

Les sept autres personnes arrêtées en même temps qu'eux ont été remises en liberté. L'ambassadeur accuse le journal de s'être fondé sur "des rumeurs, des ragots et des hypothèses fantaisistes" pour s'attaquer "une nouvelle fois à l'Algérie et à ses institutions".

L'ambassadeur accuse "ceux-là même qui, à partir de Rome, tenaient à réhabiliter politiquement l'intégrisme armé", d'avoir "soufflé en partie les ingrédients pour le montage de cette hypothèse". L'ambassadeur affirme que Mgr Claverie l'évêque d'Oran "était l'un des soutiens les plus crédibles tant sur la scène politique nationale qu'internationale, comme dans les milieux écclésiastiques" du pouvoir algérien, et que c'était à ce titre qu'il était "menacé de mort par le GIA".

L'appel engage les signataires à refuser "fermement que les sociétés de transport, quelles qu'elles soient, collaborent aux expulsions des personnes sans papiers" et réclame l'arrêt des expulsions et le retour des expulsé e s en France, la régularisation des sans-papiers, leur libre installation et leur libre circulation en France, l'abrogation de toutes les lois racistes, la fermeture de tous les centres de rétention, l'abolition de la double peine et la libération de toutes les personnes détenues pour défaut de papiers.

L'arrêt des renvois forcés d'Algériens à partir de la France et des pays d'Europe;. L'instauration d'une politique libérale de délivrance des visas par la France et par les pays d'Europe, en particulier la multiplication des visas de circulation plusieurs séjours de moins de trois mois autorisés dans l'année à ceux qui, sans aspirer à une installation à l'étranger, ont besoin d'un moment de repos, d'une protection temporaire ou de rencontres familiales;.

La fin des refoulements des Algériens aux frontières de la France et de l'Europe;. Un large accès à l'asile territorial pour les Algériens qui en font la demande;. Le bénéfice des dispositions favorables de la loi Chevènement, notamment toutes celles qui permettent des régularisations art.

Des procédures simples et rapides d'obtention de documents d'état civil et de renouvellement pour les Français vivant en Algérie, qui sont très souvent placés dans l'incapacité de se faire établir cartes d'identité, passeports ou certificats de nationalité, alors que c'est leur droit. POUR Le nombre de jeunes franco-algériens double-nationaux vivant en France et ayant choisi de faire leur service militaire en Algérie est passé de en à dix ans plus tard.

Le président Jacques Chirac, en voyage en Afrique du Sud, a déclaré avoir appris "avec consternation et une très grande tristesse" la nouvelle du "lâche assassinat" d'un homme "qui portait haut et fort la voix de l'Algérie, une très belle voix". Le ministère français des Affaires étrangères a dénoncé la "violence terroriste qui endeuille une fois de plus l'Algérie".

Le Premier secrétaire du PS, François Hollande, a exprimé la "tristesse" et la "consternation" des socialistes français et rendu hommage au "message d'espoir et de refus de l'intolérance". Plus de personnes se sont rassemblées à Paris, place de la République, le 28 juin à l'appel de l'Association de la culture berbère, qui a dénoncé "la violence des islamistes et celle du pouvoir".

Une autre manifestation le même jour place du Trocadéro, à l'appel des organisations de défense des droits de l'Homme, des syndicats et des partis de gauche, a réuni plusieurs centaines de personnes. Plusieurs centaines de personnes se sont également rassemblées à Marseille. Plusieurs centaines de personnes se sont réunies à Nantes et Toulouse le 2 juillet et à Paris le 5 juillet pour rendre hommage à Matoub Lounès et protester contre la loi de généralisation de l'arabisation.

Des artistes et des personnalités se sont succédés le 18 juillet à Paris pour rendre hommage à Matoub Lounès, assassiné le 25 juin, et s'associer, selon les mots de sa soeur Malika, à son "combat contre un monstre à deux têtes, l'intégrisme assassin et le pouvoir qui l'a engendré".

Des messages de sympathie, dont ceux de Smaïn et de Danielle Mitterrand, ont été adressés aux participants à la soirée, qui a réuni des milliers de personnes au Zénith. Une première série d'instructions données en ont permis de faire légèrement remonter le nombre des visas accordés 57', soit 10' de plus en un an , et les ' visas devraient être atteints en , mais le gouvernement estime encore ce chiffre insuffisant.

Sans pour autant décider de rouvrir les consultats français d'Algérie, fermée en pour raisons de sécurité, et tout en continuant à centraliser la plupart des demandes au bureau des visas Algérie de Nantes BVA , le gouvernement français a décidé d'affecter de nouveaux fonctionnaires au BVA pour mieux traiter, et plus vite, les demandes, d'aggrandir les services consulaires de l'ambassade d'Alger et de délivrer à Alger même certains visas pour les scientifiques, hommes d'affaires, intellectuels et parents de ressortissants français.

Trois accusés, anciens enseignants de Lyon, présentés par l'accusation comme les têtes pensantes du groupe, ont été relaxés. Les condamnés se voyaient reprocher un trafic d'armes et de faux documents et comparaissaient libres, à l'exception de deux d'entre eux, dont Djamel Tehari, condamné à la plus lourde peine 5 ans fermes. Les condamnations ont été assorties d'interduiction définitive ou temporaire du territoire français.

La déléàgation sera conduite par le socialiste François Loncle et comprendra cinq autres députés représentant les différents groupes parlementaires. Elle s'entretiendra notamment avec le ministre algérien des Affaires étrangères, le Président et les membres de la Commission des Relations extérieures de l'Assemblée algérienne et des responsables des groupes parlementaires de l'Assemblée.

Elle rencontrera également des représentants des "principaux secteurs économiques, des responsables syndicatx et des présidents d'associations" et se rendra à Blida et Annaba outre Alger.

Un groupe d'environ enfants a été bloqué le 19 juiller au port d'Alger et empêché d'embarquer à destination de la France, les services de police refusant leur sortie du territoire. L'association familiale "El Azhar", organisatrice du voyage d'une partie de ces enfants, n'avait pas été informée de ce refus de les laisser quitter l'Algérie. Le Secours Populaire Français, qui a invité un millier d'enfants algériens à des vacances dc'été en France, a adressé une lettre au président Zéroual pour lui faire part de son "étonnement que enfants soient privés de vacances".

Une circulaire interministérielle algérienne de interdit l'envoi à l'étranger d'enfants algériens victimes du terrorisme, et cette interdiction aurait été étendue aux autres enfants, ceux empêchés de partir le 19 juillet ne faisant pas partie de cette catégorie.

Le socialiste François Loncle, qui conduisait la délégation, a constaté qu'"en Algérie, les choses bougent, évoluent" mais que "rien n'est simple" et que "tout manichéisme ou toute caricature est une faute contre la vérité". Le maire de Vaulx en Velin, Maurice Charrier, entend également "marquer la reconnaissance de Vaulx en Velin pour la contibution des Algériens au développement de la ville". Les jumelages entre villes françaises et algériennes sont devenus très rares depuis Celui-ci était en projet depuis Selon son animateur, Simon Blumenthal, "il ne s'agit ni d'unparti, ni d'un mouvement", mais d'un "courant de solidarité" où s'exprime "fortement" le besoin d'"organiser des initiatives à caractère national".

Les collectifs de solidarité sont néanmoins "autonomes les uns des autres" et leurs membres "défendent des options diverses", tout en condamnant tous "l'intégrisme et ses violences". La coordination nationale entre eux reste "embryonnaire", mais devrait se développer.

Pour Simon Blumenthal, "toutes les actions de solidarité qui se déroulent en France contribuent à sortir les Algériens de leur isolement" et confortent "d'une façon plus importante que l'on ne croit la résistance du peuple à l'islamisme". Simon Blumenthal ajoute que "l'idéologie intégriste existe à l'intérieur même du système" algérien, et qu'il y a des "passerelles" entre les GIA et "les islamistes du pouvoir" -que les "assassinats de certains intellectuels, hommes politique sou journalistes ont parfaitement arrangé".

Les "expulsés" se sont vu proposer de retourner en Algérie, ce qu'ils ont refusé, chacun y ayant perdu un proche parent. Leur famille, elle, est restée en France. Les deux tiers des avocats de la défense ont annoncé leur intention de ne pas participer à la séance d'ouverture pour protester contre la "justice d'exception" que constitue selon eux ce procès, le tribunal correctionnel de Paris devant siéger pendant deux mois dans un gymnase de l'administration pénitenciaire.

Le procès concerne des Algériens ou des Français d'origine algérienne, arrêtés entre et , principalement dans la région parisienne. Ils sont soupçonnés d'avoir animé des réseaux de soutien et d'approvisionnement en armes des maquis algériens et risquent jusqu'à dix ans de prison pour "association de malfaiteurs terroristes", détention illégale d'armes et de faux papiers ou infraction à la législation sur les étrangers. Aucun des prévenus n'est incriminé pour des actes terroristes commis en France.

Selon l'accusation, le "réseau Chalabi" était structuré en trois groupes, l'un animé par Mohammed Chalabi, s'appuyant sur l'Association éducative des musulmans de France et servant essentiellement à la formation des militants et à l'approvisionnement en armes, le deuxième animé par Mourad Tacine, implanté dans le 10ème arrondissement de Paris et spécialisé dans l'hébergement et la confection de faux-papiers, et le troisième dirigé par Mohammed Kerrouche, basé dans le 18ème arrondissement de Paris, chargé des achats et du financement.

Ce réseau aurait eu des liens avec des groupes islamistes implantés en Allemagne, Belgique, Grande-Bretagne, Italie et Pays-Bas, et aurait été dirigé depuis l'Algérie par Mohammed Kerrouche.

La plupart des accusés nient tout lien avec l'islamisme militant et 34 personnes initialement poursuivies dans le cadre de cette affaire ont déjà bénéficé d'un non-lieu. Seuls 25 prévenus comparaissent détenus. Le bâtonnier de Paris, Dominique de la Garanderie, s'est inquiétée des "conditions d'organisations de ce procès", rendu possible par un texte de loi "sur mesures" voté le 29 décembre pour permettre la tenue d'audiences antiterroristes hors du Palais de Justice de Paris.

L'avocat de Mohammed Chalabi, Me Pierre Haïk, considère pour sa part qu'"on a privilégié l'effet spectaculaire au mépris des droits de la défense Le Tribunal sera présidé par le juge Bruno Steinmann, l'accusation sera assurée par le substitut Bernard Fos. Cette première journée a été marquée par une ambiance chaotique, les contestations de la Défense et l'insoumission des détenus.

Quatre des 27 prévenus détenus ont refusé de quitter leur maison d'arrêt pour se rendre au procès, dont Mohammed Kerrouche, accusé d'être le chef et l'idéologue du réseau. D'entre ceux qui ont accepté de venir à l'audience, certains ont refusé d'être défendus par leurs avocats, d'autres ont réclamé des avocats d'office, d'autres encore, n'ayant pas reçu de citation à comparaître, ont récusé le tribunal.

Au nom des avocats, Me Jean-Jacques de Felice a évoqué "une mascarade, une imposture, une unjustice absolue" et réclamé le renvoi d'un procès que les avocats n'acceptent pas de "cautionner" et lors duquel ils refusent d'être des "avocats alibis" -sur quoi 70 avocats quittent la salle, suivis d'une centaine de prévenus libres. Le tribunal a renvoyé la demande de renvoi du procès.

La deuxième journée du procès, le 2 septembre, s'est déroulés plus paisiblement, mais dans une salle à moitié vide, avec seulement quatre avocats de la défense.

Adulte Vendredi